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Présentation du Livre :
Les Chiffonniers du Coeur
Présentation

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Ce
livre vous emmène dans les quartiers pauvres du Caire.
Découvrez la vie et le combat de milliers de chiffonniers.
Sortis de l'ombre grâce à l'action de Soeur
Emmanuelle, leur combat devient tout autre. Les voici confrontés
à des normes européennes sur la gestion des
déchets. Cette étude utilise des données
recueillies en 2004 et 2005. Il est certain que la situation a
évolué, mais je doute que ce soit dans le sens des
chiffonniers. Les journaux de cette année semblant
s'impliquer de moins en moins dans le débat entre
chiffonniers et entreprises européennes.
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Extrait
Mon
premier jour de visite au Moqqatam n'eut pas les résultats
espérés en matière de recyclage, mais les
rencontres furent décisives afin de comprendre clairement
les étapes du recyclage. Les entretiens réalisés
dans les ateliers de stockage et de tri de la matière, ou
dans la rue, assis en compagnie de chiffonniers qui vous offrent
un thé brûlant dont la texture est plus proche du
sirop que du liquide, me permirent de comprendre le tri du tissu,
principalement, et les difficultés rencontrées par
les chiffonniers suite à la venue des entreprises
européennes de ramassage des déchets au Caire.
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La
seconde visite pu ensuite être essentiellement orientée
vers l'aspect final de la matière (tissu et papier). En
plein cœur du bidonville, afin de rendre visite aux femmes
travaillant le papier et le tissu, vous passez un grand portail
métallique, frontière entre la rue, et un espace
aménagé de jardins et de bâtiments où
travaillent des femmes. Vous suivez un chemin bordé
d'arbres, et vous vous dirigez à l'oreille. Un peu plus
bas, des chants s'élèvent de derrière une
rangée de palmiers. Avancez encore un peu. Passez cette
petite entrée sur votre droite. Devant vous, des femmes
portent des cadres en bois, versent une sorte de pâte dans
des baignoires, tout cela à l'abri du soleil, dans un
bâtiment complètement ouvert sur un jardin dans
lequel les feuilles de papier sèchent à l'abri des
palmiers. Ces femmes chantent la vie d'un saint ou leur amour du
Christ. Ces ateliers furent créés grâce à
la collaboration de plusieurs organismes humanitaires ayant
répondus à l'appel de Sœur Emmanuelle et
ayant trouvé un appui sur place avec l'Association pour la
Protection de l'Environnement (l'APE). Le but de cette
coopération européenne (avec les différentes
associations humanitaires et Sœur Emmanuelle) et égyptienne
(avec l'APE) est de faire travailler les femmes, illettrées
pour la plupart, dans un autre domaine que le tri des déchets.
Ainsi, les employés de cet atelier sont exclusivement des
femmes. Le principe du recyclage est simple, mais très
efficace. Le papier est broyé et mélangé
avec de l'eau et des résidus de tissus. Les chiffonnières
obtiennent ainsi une pâte qu'elles mettent dans des
baignoires. Équipées d'un filtre de format A3,
entouré d'un cadre en bois, elles plongent ceci dans la
baignoire.
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En
ressortant le cadre, la pâte se colle au filtre. Cette
grille est posée contre un chiffon sur lequel se dépose
la feuille de pâte. Un autre chiffon est ensuite posé
dessus, puis une autre feuille de pâte à mâcher,
et ainsi de suite, jusqu'à obtenir une pile assez
conséquente de feuilles. Celles-ci passent ensuite dans
une presse qui permet d'évacuer l'eau des feuilles. Ces
feuilles de papier, maintenant recyclées, sont déposées
sur de grandes plaques exposées au soleil, ce qui permet
de terminer le séchage des feuilles. Celles-ci permettent
ainsi de fabriquer des cartes, des boîtes contenant des
cartes (pour les vœux par exemple), et des sacs en papier
de diverses couleurs.
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50 % des bénéfices seront utilisés pour financer le projet humanitaire 2007.
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Citation
" Dès l'entrée du
quartier d'Ezbet-El-Nakhl, le ton est donné. Celle-ci est
marquée par une rivière d'ordures sur lesquelles
paissent des chèvres à la recherche d'une quelconque
nourriture. La route bitumée n'existe plus. Le ballottement du
véhicule vous fait sentir à quel point la route est
constituée de creux et de bosses. Les rues, étroites,
ne permettent pas toujours le passage d'un véhicule, à
cause des échoppes des artisans, pourtant minuscules, mais
débordant quelque peu sur la « route », ou à
cause des évacuations d'égouts à l'air libre
dont l'emplacement est marqué par un pneu. Mais les chauffeurs
ne se laissent pas impressionner, ils ont appris à maîtriser
leur véhicule dans ce labyrinthe d'immeubles inachevés.
"
merci de l'intérêt que vous portez à nos amis chiffonniers
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